banner image
Article principal

Les emplois et l’industrie nucléaire canadienne

septembre 10, 2015

L’industrie nucléaire canadienne ne se contente pas d’alimenter le réseau d’électricité. Elle stimule aussi l’économie grâce à la création d’emplois.

Emplois directs et indirects

Selon une étude menée en 2012 par Manufacturiers et Exportateurs du Canada (MEC), l’industrie nucléaire canadienne génère des dizaines de milliers d’emplois directs dans les centrales abritant les 19 réacteurs en exploitation au pays, dans 30 universités et six centres de recherche importants, dans les mines et les usines de concentration d’uranium ainsi que dans des secteurs connexes. Puisque ces emplois exigent des compétences spécialisées, les entreprises rémunèrent généreusement leur personnel.

 

D’après Martin Lavoie, qui a dirigé l’étude de MEC, ces emplois représentent seulement la moitié de ceux créés par l’industrie nucléaire : « J’ai été étonné du nombre d’emplois indirects que génère l’industrie, en particulier dans le segment de la fabrication de matériel nucléaire –, mais il y a aussi les emplois dans l’administration, dans la gestion des ressources humaines et chez de nombreux autres employeurs directs et entrepreneurs ». D’après M. Lavoie, une estimation modérée indique que ces emplois « indirects » sont aussi nombreux que les emplois directs : « On prévoit 42 000 emplois directs dès 2017. Si l’on ajoute les emplois indirects, il s’agit d’au moins 80 000 emplois. »

nuclear-jobs-feature (1)

Une réaction en chaîne économique

L’industrie nucléaire constitue également un moteur de l’économie canadienne. Le pays est un important exportateur d’uranium et d’isotopes médicaux. Les marchés d’exportation ainsi que la vente et la remise à neuf des réacteurs de conception canadienne génèrent encore plus d’emplois et de revenus.

Les provinces qui font appel à l’énergie nucléaire pour alimenter leur réseau constatent qu’un approvisionnement en électricité fiable et abordable aide les autres secteurs de leur économie. D’après une étude menée en 2014 à la demande de Bruce Power, « cette entreprise joue un rôle doublement avantageux pour l’Ontario : elle assure un approvisionnement en électricité à prix abordable et stable […], tout en faisant des investissements qui créeront de nombreux emplois et stimuleront la croissance économique dans la province ». M. Lavoie abonde dans le même sens : « Le secteur de la fabrication est celui qui bénéficie le plus des prix de l’énergie peu élevés. Même si elle le voulait, l’Ontario ne pourrait remplacer l’énergie nucléaire à court terme. »

Perspectives d’avenir

L’Ontario voudra continuer de produire de l’énergie nucléaire. La province est sur le point de remettre à neuf 10 de ses réacteurs nucléaires. Il s’agit de remplacer les composants majeurs et de moderniser l’équipement et les systèmes. D’après l’étude de MEC, en plus de créer de nombreux emplois pendant une dizaine d’années, ces projets permettront d’en maintenir bien d’autres pendant les dizaines d’années au cours desquelles l’exploitation des centrales se poursuivra.