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Climat

Le changement climatique est peut-être le plus grand défi du XXIème siècle. Seule source d’énergie facilement extensible et à faibles émissions de carbone capable de fournir de l’électricité fiable et abordable, l’énergie nucléaire est prête à relever le défi climatique.

Objectifs climatiques

La lutte contre le changement climatique est simple mais pas facile. L’humanité doit cesser de rejeter des gaz à effet de serre, tels que le dioxyde de carbone, dans l’atmosphère. Il existe un bilan carbone des émissions. Pour avoir 50 % de chances de maintenir le réchauffement planétaire en dessous de 1,5 °C, nous pouvons rejeter jusqu’à 580 gigatonnes de dioxyde de carbone supplémentaires dans l’atmosphère. L’utilisation de combustibles fossiles crée environ 37 gigatonnes par an. Le temps dont nous disposons pour accroître notre approvisionnement en énergie sans carbone telle que les énergies nucléaire, solaire et éolienne est limité.

Dans le cadre de l’Accord de Paris, les pays du monde entier se sont engagés à limiter leurs émissions totales de carbone. Si ces engagements sont tenus, cela devrait nous permettre de rester dans les limites du budget de carbone. Mais ce n’est pas le cas. Par exemple, l’Allemagne a dû accroître son utilisation de combustibles fossiles en raison de l’arrêt de ses centrales nucléaires. La Chine augmente massivement sa production d’électricité au charbon. Même le Canada n’est pas sur la bonne voie pour atteindre son objectif de réduction des émissions de carbone de 30 % entre 2005 et 2030.

Écologisation du bouquet énergétique

Pour respecter le bilan carbone, il existe trois stratégies principales. La première consiste à réduire l’utilisation d’énergie, ce qui a remporté un certain succès. La deuxième vise à capter le carbone, ce qui est le cas actuellement à Weyburn, en Saskatchewan. Aucune de ces stratégies n’est près d’ouvrir la voie à un avenir neutre en carbone. Nous devons rendre notre bouquet énergétique écologique, tout en étant aussi efficace que possible dans notre utilisation de l’énergie, et essayer de capter le dioxyde de carbone. Le monde doit remplacer les combustibles fossiles par des sources de production d’énergie à faibles émissions et à zéro émission.

  • Les énergies solaire, éolienne et marémotrice ont connu de grandes avancées au cours de la dernière décennie, ce qui a fait baisser les prix. Cependant, elles sont encore limitées, ne représentant que 2 % de la production totale d’énergie du Canada.
  • L’énergie hydroélectrique est une option à zéro émission que le Canada a largement utilisée. Le nombre d’emplacements propices à la construction de barrages est limité. La topographie doit être adaptée, et les vastes terres à submerger ne doivent pas être déjà revendiquées ou habitées. Le Canada est déjà à près de 90 % de sa capacité hydroélectrique.
  • L’énergie nucléaire n’émet pas de gaz à effet de serre lors de son exploitation. Elle est facilement extensible, car le Canada dispose d’abondantes réserves d’uranium, et elle ne requiert pas une empreinte aussi importante que celle de l’énergie hydroélectrique, des parcs éoliens ou des panneaux solaires. Les sites possibles pour accueillir des centrales nucléaires sont abondants, ce qui signifie que l’énergie nucléaire offre beaucoup plus d’options dans la lutte contre le changement climatique.

Toute analyse éclairée des émissions de carbone doit examiner le cycle de vie total, notamment la construction, la chaîne d’approvisionnement, l’exploitation, le déclassement et l’élimination. Lorsque toutes ces étapes sont prises en compte, l’énergie nucléaire se compare favorablement aux sources d’énergie renouvelables et occupe une bien meilleure position que les combustibles fossiles. Selon l’Association nucléaire mondiale, les 445 réacteurs du monde permettent d’économiser 2,5 gigatonnes d’émissions de dioxyde de carbone chaque année. Les futurs réacteurs seront en mesure d’en faire économiser encore plus.

L’exemple de l’Ontario

La France et la Suède ont utilisé l’énergie nucléaire pour rendre leurs réseaux électriques plus écologiques, mais il y a également un exemple au Canada.

Jusque dans les années 1990, l’Ontario dépendait largement du charbon pour son électricité. Le charbon était une source majeure d’émissions s’élevant à 179 mégatonnes (équivalent CO2) en 1990 et ayant atteint un maximum de 208 mégatonnes en 2000. Toutefois, le fait de posséder 18 des réacteurs nucléaires du Canada a donné à la province la souplesse nécessaire pour éliminer le charbon de son bouquet énergétique avant 2014.

Cette transition a non seulement permis de rendre l’air nettement plus pur dans la province, mais elle a également fortement réduit les émissions de carbone. Selon la vérificatrice générale de l’Ontario, les émissions dans la province étaient de 161 mégatonnes en 2016, malgré une croissance de 30 % de la population depuis 1990.

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