Radiodiagnostic

Fonctionnement du radiodiagnostic

L’imagerie nucléaire est similaire à la technique des rayons X – c’est comme une image par rayons X prise de l’intérieur. Au lieu de placer le patient entre l’appareil de radiographie et le film, on lui injecte un radio-isotope. Un appareil d’imagerie dans lequel s’assoit le patient ou à proximité duquel il se tient détecte cette substance, souvent appelée « traceur », qui émet des rayons gamma dans son corps.

Pet scan - French

Tomographie par émission de positrons (TEP) montrant un cancer métastasé. Source : About Cancer.

Pour assurer une efficacité optimale, on choisit avec soin le radio-isotope à injecter. La vitesse d’absorption des différents isotopes varie selon les tissus du corps, comme les os et le sang – si bien que l’équipe médicale peut obtenir une image d’une zone précise, tout en limitant l’exposition du reste du corps du patient. Par exemple, comme la glande thyroïde l’absorbe rapidement, l’iode 123 s’avère un excellent choix pour créer une image de la thyroïde avant que le radio-isotope puisse être absorbé par d’autres tissus.

De même, puisque les tissus cancéreux croissent rapidement, ils consomment beaucoup plus de glucose que les tissus sains, ce qui permet de cibler avec précision les cellules cancéreuses au moyen d’une molécule de glucose radioactif. La tomographie par émission de positrons (« scan ») fait appel à cette technique pour diagnostiquer le cancer : en liant chimiquement une molécule de glucose non radioactif et un atome de fluor 18 radioactif, on obtient du fluorodésoxyglucose (FDG), qui se concentre fortement dans les tissus cancéreux après injection.

Les techniques de traçage permettent aussi d’évaluer la croissance des os et les zones où le débit sanguin est restreint et d’obtenir des images fonctionnelles à intervalle d’organes comme le cerveau, le cœur, le foie, les poumons et les reins.

Sécurité de l’imagerie nucléaire

Les avancées continues de la recherche améliorent la précision des procédures de diagnostic par imagerie nucléaire qui aident à sauver des vies, tout en limitant les doses de rayonnement. D’après la Health Physics Society, les procédures courantes en médecine nucléaire utilisent des doses se situant entre 1,8 et 14,1 millisieverts, soit de 0,6 à 4,7 fois la dose annuelle attribuable au rayonnement naturel dans la plupart des régions du Canada. Même si elles sont plus élevées que pour les procédures simples, comme l’imagerie par rayons X, ces doses sont considérées comme très sécuritaires, d’autant plus qu’elles permettent de recueillir de l’information qui sauve des vies.

Imagerie nucléaire et radioactivité

En réalité, toutes les personnes sont « radioactives », qu’on leur ait injecté ou non des radio-isotopes –, mais le niveau de radioactivité augmente très temporairement après une injection.

Les radio-isotopes injectés pour l’imagerie médicale sont choisis de façon stratégique afin qu’ils sortent du corps très rapidement. On utilise à cette fin deux méthodes distinctes – la désintégration radioactive naturelle de l’isotope aboutissant à sa version stable et l’excrétion, principalement dans l’urine.

Par exemple, 80 % du fluorodésoxyglucose injecté pour une tomographie par émission de positrons (« scan ») est éliminé du corps par désintégration radioactive naturelle (sa demi-vie est de 110 minutes), tandis que le 20 % restant est éliminé par excrétion. Comme le montre le graphique, moins de 1 % du composé initial reste dans le corps après 12 heures. Les plupart des patients n’ont pas besoin d’instructions particulières et peuvent retourner à la maison après la procédure. Quoi qu’il en soit, les patients devraient observer toutes les instructions données par leur équipe médicale le cas échéant.

FDG (French)