Dossier de sûreté

L’industrie nucléaire canadienne est fière de son dossier de sûreté, qui la place dans le peloton de tête de l’industrie mondiale à ce chapitre. La sécurité de la population et des employés constitue une priorité absolue des installations nucléaires canadiennes.

Au Canada, aucun citoyen n’a jamais n’a éprouvé de problème de santé attribuable à l’exploitation des centrales nucléaires.

OPG staff

Des employés d’Ontario Power Generation participent à une séance d’information technique avant d’entreprendre un travail. Source : Ontario Power Generation.

Les travailleurs nucléaires n’ont pas été exposés à un niveau de rayonnement dangereux depuis 1952, année où s’est produite une fusion partielle du cœur du réacteur national de recherche expérimental (NRX – National Research Experimental). L’industrie a tiré des leçons de cet incident, attribuable à une erreur de l’opérateur et à des problèmes mécaniques dans les systèmes d’arrêt du réacteur, et elle les a mises à profit pour améliorer les systèmes de sûreté, faire en sorte qu’il soit possible de mettre les réacteurs à l’arrêt automatiquement et rendre l’interface machine plus intuitive pour les opérateurs. Au cours des six décennies écoulées depuis, ce genre d’incident ne s’est jamais reproduit.

Les premiers incidents du genre ont incité tous les intervenants de l’industrie nucléaire canadienne à faire de la sécurité une partie intégrante de sa culture et à continuer d’apprendre de l’expérience.

L’industrie nucléaire figure au nombre de celles qui sont soumises à une réglementation et à une surveillance les plus strictes qui soient dans le monde. Au Canada, la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) a l’entière responsabilité de la réglementation, de la délivrance de permis, de la surveillance et de l’inspection à l’égard de toutes les activités et installations qui utilisent des matières nucléaires. Cette société d’État rend compte directement au ministre des Ressources naturelles du Canada. Par ailleurs, la filière nucléaire est la seule filière de production d’électricité assujettie à un organisme de surveillance des Nations Unies, soit l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Au cours des décennies, des incidents très médiatisés touchant la sûreté dans des installations nucléaires partout dans le monde ont suscité au sein de la population des préoccupations à l’égard de l’énergie nucléaire. Dans la foulée de ces incidents, l’industrie nucléaire canadienne a examiné ses propres installations ainsi que ses protocoles et normes de sécurité et y a apporté des modifications au besoin.

L’incident le plus récent a eu lieu à Fukushima, au Japon, en mars 2011. Les exploitants nucléaires canadiens ont alors évalué leurs activités en profondeur pour confirmer le niveau de sécurité offert par les systèmes d’alimentation de secours ainsi que la capacité des installations à résister aux catastrophes naturelles. Le Rapport du Groupe de travail de la CCSN sur Fukushima, publié en octobre 2011, conclut que toutes les centrales nucléaires canadiennes sont sécuritaires et qu’elles sont conçues pour résister à des conditions similaires à celles qui ont déclenché l’accident de Fukushima.

Pour en savoir plus sur les mesures de sûreté, visionnez la vidéo affichée par Bruce Power sur sa chaîne YouTube.