Une énergie propre et sans carbone crée des communautés en santé - Association nucléaire canadienne

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Une énergie propre et sans carbone crée des communautés en santé

novembre 2016

Selon les dernières Perspectives internationales d’énergie 2016 (IEO) du département américain de l’Énergie, la consommation d’énergie à travers le monde augmentera par près de 50 % d’ici 2040. Répondre aux besoins mondiaux exigera une croissance dans les industries énergétiques renouvelables et nucléaires.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) prévoit que l’énergie nucléaire mondiale, qui, présentement, compense environ 2,5 milliards de tonnes d’émissions de C02 par année, augmentera légèrement sa contribution au réseau électrique mondial. L’augmentation par 2 % n’est certainement pas suffisante. Si des pays comme le Canada veulent atteindre leurs objectifs COP21 et améliorer la santé de notre environnement, il nous faut plus d’énergie nucléaire.

Les informations confirmées dans le dernier rapport de l’IEO constatent que : « bien que l’utilisation des combustibles non fossiles augmentera plus vite que celle des combustibles fossiles (par exemple le pétrole et d’autres combustibles liquides, le gaz naturel et le charbon) les combustibles fossiles représenteront toujours les trois quarts de la consommation de l’énergie mondiale d’ici 2040 ».

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Un changement extrême des tendances météorologiques entamé par les émissions de gaz à effet de serre augmente la température et aggrave les inondations, tout en augmentant le montant d’ozone au sol, le dioxyde de carbone et les matières particulaires, le tout ayant des conséquences pour la santé.

Le coût du changement climatique pour l’industrie canadienne de la santé est considérable. Selon les données publiées par l’Association médicale canadienne (AMC), d’ici 2031, les maladies liées à la pollution de l’air, y compris la perte de productivité et les admissions aux services d’urgence, coûteront aux Canadiens plus de 250 milliards $.

L’utilisation continue des combustibles fossiles pose risque pour l’atteinte des objectifs climatiques et pour amélioration de la qualité de l’air, tous deux des éléments cruciaux pour améliorer la santé globale. Dans un communiqué de presse en 2014, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé : « Environ 7 millions de personnes sont décédées en 2012, un sur huit des décès totaux étant le résultat d’exposition à la pollution de l’air. Cela représente une augmentation de plus du double des estimations précédentes et confirme que la pollution de l’air est le plus grand risque pour la santé lié à l’environnement. Diminuer la pollution de l’air peut sauver des millions de vies ».

Au Canada, les taux d’asthme sévère augmentent, dus, en partie, au changement climatique. Plus de 250 000 Canadiens vivent avec de l’asthme sévère. De plus, les allergies peuvent être provoquées par de la moisissure causée par les inondations et par l’augmentation de pollen produit par des plantes affligées par le changement climatique.

« Les personnes qui souffrent d’asthme peuvent avoir du mal à respirer même avec leurs médicaments sur ordonnance », dit Vanessa Foran, présidente et directrice générale de la Société canadienne de l’asthme. « Les allergènes environnementaux sont les déclencheurs primaires pour 60 à 80 % des Canadiens qui souffrent d’asthme ».