Science nucléaire : une fenêtre ouverte sur les maladies cardiaques - Association nucléaire canadienne

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Science nucléaire : une fenêtre ouverte sur les maladies cardiaques

D’après la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC du Canada, chaque année, 50 000 Canadiennes et Canadiens reçoivent un diagnostic d’insuffisance cardiaque. On estime que la moitié de la population canadienne souffrira un jour d’insuffisance cardiaque, ce qui représente un coût d’environ 3 milliards de dollars par an pour le système de santé. À l’échelle mondiale, les maladies cardiaques sont responsables de plus de 30 % des décès enregistrés.

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Plutôt que de pratiquer une intervention chirurgicale, les médecins peuvent, en utilisant de faibles quantités de matière radioactive, examiner l’intérieur du corps humain et diagnostiquer des maladies telles que des cardiopathies. Cette procédure non invasive consiste à injecter d’infimes quantités de substance radioactive et à examiner le cœur au niveau moléculaire afin d’établir un diagnostic précoce et précis, essentiel pour traiter les patients et sauver des vies.

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) soulignait récemment que l’Argentine investit davantage dans la médecine nucléaire pour aider les patients atteints de maladies cardiovasculaires. Dans le cadre d’une collaboration entre le gouvernement argentin et la Commission nationale de l’énergie atomique (CNEA), l’AIEA propose des formations et du matériel pour développer l’accès aux services de médecine nucléaire.

« Cet investissement de plusieurs millions d’euros comprend la construction de six nouveaux centres qui offriront des services de radiothérapie et de médecine nucléaire de grande qualité. Ces nouveaux centres se trouveront dans les provinces argentines de Río Gallegos, Río Negro, Santiago del Estero, Formosa, Entre Ríos et La Pampa », a précisé l’AIEA.

Pour examiner le cœur, deux types d’imagerie peuvent être utilisés. Ils se différencient principalement par le type de radiotraceur employé. Dans une TEP (tomographie par émission de positons), des positons sont associés à un traceur pour créer des images du cœur du patient. Ces images permettent de détecter le débit sanguin, d’identifier des séquelles de crise cardiaque et même de déceler des artères rétrécies.

Le deuxième type d’examen reposant sur la médecine nucléaire est la SPECT (tomographie d’émission monophotonique assistée par ordinateur). Il permet aux médecins d’obtenir une image 3D du cœur du patient afin de déterminer l’état de santé cardiaque général, y compris le débit sanguin, de savoir si le patient a subi ou non une crise cardiaque, et de diagnostiquer une insuffisance coronaire ou une accumulation de plaque dans les principales artères du cœur.

Les investissements dans la détection et le traitement précoces des cardiopathies ont une importance primordiale. D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), « la cardiopathie ischémique, l’accident vasculaire cérébral, la maladie pulmonaire obstructive chronique et les infections des voies respiratoires inférieures restent les principales causes de décès au cours de la dernière décennie ». En Argentine, les maladies cardiaques constituent la principale cause de décès prématuré.

Une meilleure gestion du régime alimentaire, du sommeil et même du niveau de stress peut contribuer à réduire le risque d’apparition d’une maladie cardiaque. La détection précoce peut aider à identifier les risques à temps pour entamer un traitement et sauver des vies. Et grâce à la médecine nucléaire, tout cela peut être fait avant qu’il ne soit trop tard.