Où le combustible irradié du Canada aboutira-t-il? - Association nucléaire canadienne

Déchets

Où le combustible irradié du Canada aboutira-t-il?

juillet 2015

L’enfouissement des déchets nucléaires près de Kincardine, en Ontario, est prévu uniquement pour les déchets de faible et de moyenne activité du Canada. Il exclut le combustible irradié – l’uranium qui a servi à alimenter les réacteurs nucléaires.

Le combustible irradié est davantage radioactif et doit être manipulé avec le plus grand soin. C’est pourquoi on prévoit de stocker séparément en permanence dans un dépôt géologique en profondeur (DGP) tout le combustible irradié du pays.

La science et la collectivité

Conteneurs de stockage du combustible irradié sur le site de la centrale nucléaire Bruce

Conteneurs de stockage du combustible irradié sur le site de la centrale nucléaire Bruce

Il faudra jusqu’à 10 000 ans pour que la radioactivité du combustible irradié diminue assez pour correspondre à celle de l’uranium naturel dans le sol. C’est pourquoi il faut planifier minutieusement son stockage. Fort heureusement, le Canada compte de nombreuses formations rocheuses qui n’ont pas bougé depuis des millions d’années. Plusieurs régions du pays renferment différents types de roche, par exemple le granit, qui empêchent les matières radioactives de s’échapper.

Telles sont les raisons scientifiques qui dictent le choix de l’emplacement d’un DGP. Mais des gens vivront et travailleront à proximité du site retenu. Il est essentiel qu’ils comprennent et acceptent les tenants et aboutissants du stockage. En 2002, le gouvernement fédéral a créé la Société de gestion des déchets nucléaires (SGDN) et lui a confié le mandat de trouver un site pour un DGP et de l’aménager.

En vertu des lois régissant la SGDN, pour obtenir l’autorisation d’aménager le dépôt, on doit prouver que le projet de DGP est approprié sur le plan scientifique et accepté par la collectivité hôte.

Choix du site

Le processus de sélection d’un site pour le stockage du combustible irradié, qui a débuté en 2010, se sera échelonné sur une dizaine d’années. D’entrée de jeu, la SGDN a renseigné le public sur le processus. Ensuite, 21 collectivités ont manifesté leur intérêt. La SGDN évalue leur dossier, mais certaines collectivités ne possèdent pas les caractéristiques géologiques voulues ou n’ont pas obtenu un soutien du milieu suffisant. La liste a ainsi été ramenée à neuf collectivités, toutes situées en Ontario.

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La SGDN consultera aussi les collectivités environnantes et étudiera les effets éventuels du DGP. Elle demandera ensuite aux collectivités encore en lice de décider officiellement si elles souhaitent accueillir un DGP. Enfin, la collectivité choisie conclura avec la SGDN une entente, qui devra avoir été approuvée au préalable par le gouvernement fédéral.

Après la conclusion de l’entente

Lorsque le site du DGP aura été choisi, la SGDN construira une « installation de démonstration » avant d’aménager le dépôt proprement dit. Le Canada disposera d’un site pour le stockage permanent de son combustible irradié. La SGDN poursuivra le dialogue avec les Canadiens concernant le DGP et continuera de favoriser la participation des collectivités locales.