Moltex Energy poursuit la construction de PRM au Nouveau-Brunswick - Association nucléaire canadienne

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Moltex Energy poursuit la construction de PRM au Nouveau-Brunswick

La prochaine génération de réacteurs nucléaires au Canada se prépare.

Les petits réacteurs modulaires (PRM) sont un type de réacteur plus petit que les réacteurs nucléaires classiques. Ils peuvent être construits dans des usines et livrés à des centrales et des sites éloignés pour installation à faible coût.

En Ontario, Ontario Power Generation et Bruce Power collaborent avec des sociétés pour élaborer des PRM.

Au Nouveau‑Brunswick, deux sociétés ont signé des ententes avec Énergie NB et le gouvernement du Nouveau‑Brunswick dans le cadre d’un projet de construction d’un centre manufacturier et éventuellement d’un deuxième ou même d’un troisième réacteur à Point Lepreau.

Moltex Energy est l’une des sociétés.

Lors de la récente conférence de la Société nucléaire canadienne à Ottawa, Rory O’Sullivan, directeur général de Moltex Energy Canada, a parlé des efforts de l’entreprise pour avoir un réacteur à sels stables disponible d’ici 2030.

« Nous avons signé les ententes avec Énergie NB et le gouvernement du Nouveau‑Brunswick l’an dernier », a‑t‑il déclaré.

Le bureau de Moltex au Nouveau-Brunswick compte présentement dix ingénieurs à temps plein, et cinq autres devraient commencer à l’automne.

« L’objectif principal du côté néo‑brunswickois est de comprendre notre technologie afin de pouvoir un jour construire une centrale de démonstration, a ajouté M. O’Sullivan. La vision à long terme est de faire du Nouveau‑Brunswick une grappe, d’y construire une centrale et d’engager la chaîne d’approvisionnement locale dans la meilleure position possible pour vendre des composants pendant que nous vendons des réacteurs dans le monde entier. »

Le réacteur de Moltex est un réacteur à sels stables (RSS). Il utilise du combustible à base de sels fondus dans les aiguilles de combustible conventionnelles. Cette technologie permet de réutiliser le combustible irradié des réacteurs CANDU à Point Lepreau. Il peut stocker la chaleur sous forme d’énergie thermique dans de grands réservoirs de sel fondu, énergie qui peut être convertie en vapeur pour produire de l’électricité sur demande.

« Le concept de fusion du cœur ne s’applique pas vraiment », affirme M. O’Sullivan. Au Canada, des sociétés comme Moltex sont parmi celles qui travaillent à la construction de la prochaine génération de réacteurs nucléaires plus souples pour fonctionner avec les ressources renouvelables dans les systèmes énergétiques propres de l’avenir.

« Tous les réseaux à travers le monde ont besoin de plus de flexibilité à mesure que les ressources renouvelables augmentent, que les réseaux évoluent et que les pics de charge des véhicules électriques se multiplient, a indiqué M. O’Sullivan. Nous ne nous contentons pas de mettre au point un réacteur qui fournit en tout temps l’éléctricité de base. Nous développons une solution de stockage nucléaire hybride. »

« Le nucléaire fera partie d’un futur réseau décarbonisé. Notre façon d’y arriver est d’essayer de parvenir à une solution nucléaire qui soit la moins coûteuse possible », a‑t‑il conclu.